Pont à Mousson, Metz, Thionville, Rodemack, Sierck les Bains, Manderen château de Malbrouck

 

Après voir quitté Liverdun nous mettons le cap sur Pont-à-Mousson. Nous y étions venus il y a presque deux ans en période de fin d'année, avions traversé la ville à pied pour prendre le train. Puis nous avions été stoppés dans notre élan par un brusque  retour anticipé qui nous avait privé d'une visite plus approfondie.

Aujourd'hui je n'ai envie de voir de cette ville que l'abbaye des Prémontrés. Le stationnement est aisé sur la grande place située juste devant l'abbaye.

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Elle date du XVIIIème siècle, c'est le plus bel exemple d'architecture monastique de Lorraine.

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En ce mardi, je ne sais pas pourquoi l'entrée est gratuite toutefois à l'accueil on nous précise que certaines salles sont fermées. Il règne ici une activité de ruche, beaucoup de jeunes entrent et sortent, discutent  ça et là. Un peu plus tard j'apprends que l'abbaye loue des chambres à des tarifs tout à fait abordables, l'abbaye serait - elle devenue un hôtel ?

Les couloirs sont interminables et très lumineux.

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Au centre des bâtiments le jardin appelle à la détente et à la méditation.

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Les escaliers sont somptueux.

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Une débauche d'ornementations souligne les huisseries des portes qui en elles- mêmes sont déjà très travaillées.

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 Et que dire de ce lustre !

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La chapelle est fermée mais nous pouvons en apprécier les vastes dimensions au travers des portes vitrées.

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Passons maintenant côté cour ou plutôt côté parc.

 

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 Metz

Ce matin on prend la direction de Metz. On y est déjà venus plusieurs fois mais je voudrai revoir la cathédrale et ses vitraux. Du 28 juin au 16 septembre se déroule aussi une manifestation artistique appellée Constellations qui risque de nous intéresser. Au programme : parcours artistiques, concerts, spectacles, expositions.

On arrive en milieu de matinée et on a la chance d'avoir deux places à notre disposition sur l'aire gratuite qui jouxte le camping et qui n'en compte que...7 ! Un couple allemand installé tout en bas du parking au bord de l'eau s'en va et nous propose de prendre la place. Très bien car les emplacements sont plutôt serrés et du fait nous n'aurons qu'un voisin sur notre gauche. Une fois installés nous partons à pied vers la cathédrale parapluie en main car nous venons d'essuyer une averse.

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La cathédrale Saint Etienne

 

La cathédrale Saint Etienne en pierre de Jaumont, domine la ville . Sa nef est impressionnante avec ses 42 mètres de hauteur elle est la troisième cathédrale la plus élevée de France. Elle est aussi la cathédrale possédant la plus grande surface de vitraux de France : 6 500m² de vitres colorées lui ayant donné son surnom de « Lanterne de Dieu ». La cathédrale Saint-Etienne  offre une idéale synthèse des trois âges d'or du vitrail en Lorraine. Du XIV ème siècle au XX ème siècle les artistes verriers n'ont cessé de sublimer l'édifice. Parmi les artistes du XXème siècle : Villon, Bissière et Chagall...

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Pour apprécier il faut bien entendu y regarder de plus près. C'est pourquoi j'ai choisi de vous présenter des détails.

Le couronnement de la Vierge

vitraux néogothiques

(société Mayer XIXème)

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La Vierge et Saint Simon

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Vitrail de Jacques Villon XXème : La Cène

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Vitrail de Marc Chagall XXème :

Le roi David jouant de la harpe

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La cathédrale ne saurait se résumer à ses verrières...

Tryptique peint sur une colonne trilobée.

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Notre Dame de Bon secours

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En sortant nous nous attardons sur la décoration extérieure. C'est l'immense cortège de tous les saints qui habille l'édifice d'une dentelle de pierre.

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Même attitude, même sourire que l'ange de la cathédrale de Reims.

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En passant devant le Temple Neuf

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Nous regagnons notre base sous la pluie. Elle ne cessera qu'en milieu d'après-midi.

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Nous avons trouvé de la documentation sur : "Constellations" qui propose des parcours artistiques, des concerts, des spectacles et des expositions. On décide de prolonger notre séjour de 24 heures pour en profiter d'autant qu'à partir du jeudi soir il y a son et lumière sur la cathédrale.

Un peu plus tard par les pistes cyclables nous filons vers le plan d'eau où une exposition à ciel ouvert ( c'est de bon aloi) permet de découvrir des photos de l'astronaute Thomas Pesquet.

 

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Je n'avais jamais eu l'occasion de voir du ciel le patchwork de la plaine champenoise, c'est désormais chose faite.

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Le temps est très incertain. En longeant la Moselle nous arrivons au jardin botanique dont on fête cette année les 150 ans. Nous ne sommes que fin août et pourtant les arbres ont déjà pris leurs teintes automnales.

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Le beau bâtiment de briques rouges qui abrite les serres du jardin botanique est fermé pour cause de rénovation.

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Sur le chemin du retour nous entrons dans les jardins de l'Esplanade où circule un étrange équipage.

Le carosse de Veilhan, oeuvre de Xavier Veilhan

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Les fontaines font entendre leur doux murmure...

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et une belle dame se prélasse sur les marches.

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Le temple Neuf domine la Moselle. Nous avons tout le temps de l'admirer car une averse qui va durer une demie- heure  nous oblige à nous réfugier sous un porche. Deux demoiselles sur un pédalo surprises par ce soudain déluge vont pendant ce temps assurer le spectacle, je préfère être à ma place qu'à la leur d'autant qu'il tonne.

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C'est la troisième fois que nous venons à Metz. Au début je n'ai pas aimé cette ville mais petit à petit elle a su me séduire.

Retour au camping car  en passant par le square du Luxembourg où on s'attarde devant ces deux toiles géantes.

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Si je ne vous avais pas dit que nous sommes à Metz me croiriez vous en regardant cette photo ?

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Pour tout dire je crains tout de même qu'il n'y ait du bruit la nuit. Mais non, soirée et nuit seront des plus calmes.

Jeudi. On a toute la journée devant nous pour parfaire notre connaissance de la ville. Cette fois, toujours en vélo, nous filons vers le Nord de la cité.

De ci de là un peu de modernité rompt le classicisme du patrimoine bâti.

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Après avoir parcouru quelque distance il s'avère que ce côté de la cité ne nous attire pas. Demi-tour. Du pont Saint Georges on a une belle vue sur les anciens moulins.

 

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Un héron peu farouche occupe une position stratégique.

 

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Ces ciels d'orage donnent des lumières splendides qui font resplendir le pierre de Jaumont .

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 Puis on se perd dans le dédalle des rues anciennes. Rue Taison on se trouve face à face avec le Graoully.

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Un dragon à Metz On disait qu’au 3e siècle, à l’époque où Metz était encore romaine, un dragon vivait dans l’amphithéâtre, aux portes de la ville. Il planait sur la ville de Metz comme un oiseau de malheur, semant l’épouvante et la terreur, choisissant ses proies parmi les habitants qui n’avaient pas eu le temps de courir à l’abri à son approche. Rien ne l’effrayait, sauf l’eau dont il ne s’approchait jamais. Graoully était le nom donné à ce monstre, nom qui vient de l’allemand « graulich » : macabre. Il avait l’allure d’un dragon, avec une tête et de petites pattes. Son corps était couvert d’écailles brillantes et tranchantes qu’aucune arme ne pouvait percer, et ses ailes étaient assez immenses pour lui permettre de se déplacer dans les airs bien mieux que sur terre. Mais un jour, Saint-Clément, qui était devenu évêque de Metz, décida de prendre le problème à bras-le-corps. Alors qu’il prêchait contre les croyances païennes du Nord de la Gaule sur la place publique, un légionnaire le mit au défi : « puisque tu peux faire des miracles, alors débarrasse-nous du Graoully ! ». En effet, Saint Clément avait plusieurs miracles à son actif, dont la résurrection de la fille d’un gouverneur romain. Il se rendit à l’amphithéâtre sans craindre tous les autres reptiles qui vivaient là. Lorsque le Graoully s’apprête à fondre sur lui, le saint l’arrête d’un regard et d’un geste de la main. Le monstre hésite, c’est la seconde qu’il faut à Saint Clément pour défaire sa toge de dessus sa tunique, et la serrer autour du cou de la bête. Les pattes trop courtes du Graoully l’empêchent de déchirer le vêtement. Mis à terre et privé de ses défenses, il est à la merci de Clément, qui le traîna jusqu’à la Seille et l’y noya.

Article original : La légende du Graoully https://tout-metz.com/legende-graoully-metz-lorraine-2011-297.php
Un dragon à Metz On disait qu’au 3e siècle, à l’époque où Metz était encore romaine, un dragon vivait dans l’amphithéâtre, aux portes de la ville. Il planait sur la ville de Metz comme un oiseau de malheur, semant l’épouvante et la terreur, choisissant ses proies parmi les habitants qui n’avaient pas eu le temps de courir à l’abri à son approche. Rien ne l’effrayait, sauf l’eau dont il ne s’approchait jamais. Graoully était le nom donné à ce monstre, nom qui vient de l’allemand « graulich » : macabre. Il avait l’allure d’un dragon, avec une tête et de petites pattes. Son corps était couvert d’écailles brillantes et tranchantes qu’aucune arme ne pouvait percer, et ses ailes étaient assez immenses pour lui permettre de se déplacer dans les airs bien mieux que sur terre. Mais un jour, Saint-Clément, qui était devenu évêque de Metz, décida de prendre le problème à bras-le-corps. Alors qu’il prêchait contre les croyances païennes du Nord de la Gaule sur la place publique, un légionnaire le mit au défi : « puisque tu peux faire des miracles, alors débarrasse-nous du Graoully ! ». En effet, Saint Clément avait plusieurs miracles à son actif, dont la résurrection de la fille d’un gouverneur romain. Il se rendit à l’amphithéâtre sans craindre tous les autres reptiles qui vivaient là. Lorsque le Graoully s’apprête à fondre sur lui, le saint l’arrête d’un regard et d’un geste de la main. Le monstre hésite, c’est la seconde qu’il faut à Saint Clément pour défaire sa toge de dessus sa tunique, et la serrer autour du cou de la bête. Les pattes trop courtes du Graoully l’empêchent de déchirer le vêtement. Mis à terre et privé de ses défenses, il est à la merci de Clément, qui le traîna jusqu’à la Seille et l’y noya.

Article original : La légende du Graoully https://tout-metz.com/legende-graoully-metz-lorraine-2011-297.php

La légende du Graoully

Il y a fort longtemps, un dragon effroyable semait la mort dans la ville de Metz. Planant au crépuscule au dessus de la cité, la gueule grande ouverte, il se nourrissait des habitants imprudents, qu’il déchiquetait de ses énormes crocs. Ses ailes claquant au vent, il terrorisait la population qui lui donna le nom de Graoully. Ce nom vient de l’allemand « gräulich » qui signifie « monstrueux ».  Malgré de nombreuses tentatives, aucune lance et aucune flèche ne parvenait à percer les solides écailles qui ornaient sa peau verdâtre.

Au IIe siècle, Saint Clément vint de Rome pour évangéliser cette région païenne. Déjà bien renommé, il accomplissait moultes prodiges. Un messin vint alors à sa rencontre, et lui demanda, sur un ton de défi de chasser ce monstre qui avait élu domicile dans l’ancien amphithéâtre romain.

Saint Clément s’y rendit donc. Il s’approcha, sans armes, de la tanière du Graoully, sous les regards incrédules de la foule. Les milliers de serpents qui jonchaient le sol de l’édifice s’écartèrent en sifflant à son approche. Le Graoully, entendant cela, sortit de sa tanière. Il se dressa, prêt à attaquer, mais Saint Clément ne bougeait pas. Il tendit sa main vers la créature et saisit son étole qu’il lança autour du coup de la bête. Il serra le nœud, et traina le dragon vers les rives de la Seille. De là, il jeta le Graoully qui mourut noyé dans un grand bouillonnement.

Dans cette rue Taison on trouve ici et là plusieurs représentations du monstre comme sur cette enseigne.

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Un peu plus loin on arrive place Saint Louis que nous ne connaissions pas encore. C'est une place médiévale bordée d'arcades où fleurissent commerces et cafés  dont les terrasses sont très prisées.

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Le ciel prend une teinte métallique alors que nous roulons vers la porte des allemands. On connaît déjà mais une partie du parcours Constellations vient jusqu'ici. Dommage je n'aime pas les oeuvres qui y sont exposées. Soudain les nuages ouvrent leurs vannes nous obligeant à trouver refuge sous les arcades. Décidemment à chaque fois que nous venons ici nous sommes surpris par la pluie. Et ça dure !

Porte des allemands

La porte des Allemands est une porte de ville fortifiée à l’Est de Metz. Elle sert de pont sur la Seille du XIIIᵉ siècle au début du XXᵉ siècle. L’édifice est aujourd’hui le plus important vestige des remparts médiévaux messins et témoigne de l’évolution de l’architecture militaire de Metz au Moyen Âge.

 

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Notre visite dans ce quartier se termine par la découverte de l'église Saint Eucaire.

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L'église Saint-Eucaire est construite entre le XIIe et le XIVe siècle à l'emplacement d'une précédente église de ce nom, mentionnée pour la première fois en 944. Son clocher du XIIe siècle est sans doute le plus ancien de la ville. D'aspect massif et carré, il est percé d'ouvertures romanes sur chacune de ses faces.

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Retour par la place de la comédie...

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et le jardin du Temple Neuf.

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Place de la comédie la municipalité a installé pour l'été un magnifique jardin éphémère sur le thème des plantes voyageuses.

Clic sur le lien

Metz, jardins éphémères et plantes voyageuses

28 new photos · Album by champabreiz

 

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Un peu plus tard la nuit qui tombe nous ramène au centre ville pour profiter des animations nocturnes.

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Sur les berges de la Moselle "Voyage" est une installation composée d'une centaine de bateaux en origami lumineux et colorés.

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Plusieurs fresques lumineuses de l'artiste Young Neon Pop illuminent les murs de la cité.

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 Il est l'heure d'aller prendre place sur le parvis de la cathédrale pour assister au "mapping architectural" qui met en valeur les 25000 pierres de l'édifice. On y verra apparaître entre autres, Saint Clément et le Graoully mais tout évolue très vite et il est difficile  de saisir l'instant en photo.

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Du 28 juin au 15 septembre ce spectacle sera proposé 138 fois !

Nous terminons notre parcours nocturne par le Musée de la Cour d'Or où allongés sur le dos dans une salle du musée les visiteurs sont invités à pénéter dans les constellations pour y découvrir un bestiaire céleste.

 

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Notre prochaine étape au fil de la Moselle sera Thionville. De cette ville nous n'avons en tête qu'une image négative de ville industrielle sinistrée. Il est vrai qu'on ne parle jamais de Thionville dans aucune émission, la découverte sera donc totale.

 

escapade à Thionville

 

 

Un peu d'histoire

Les premières traces de l’histoire de la ville remontent à 770. Depuis, le patrimoine n’a cessé de gagner en richesse. Au XVIIIe siècle, Louis de Cormontaigne, dans les traces de Vauban, fortifie la ville de Thionville avec la construction du couronnée de Yutz, de deux ponts-écluses et de la porte de Sarrelouis. La ville garde jalousement le dernier Autel de la Patrie, érigée le 22 septembre 1796, classé Monument Historique de la révolution française.

On franchit un bras artificiel de la Moselle avant de pénétrer dans le centre ville, sur notre gauche on aperçoit un édifice qui de loin a un petit air de Chenonceaux . On reviendra un peu plus tard pour le voir de près. Ce n'est pas un château mais un pont-écluse.

 

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Les ponts- écluses ont été construits entre 1746 et 1752 par Louis de Cormontaigne, directeur des fortifications. Pour éviter à la ville de subir des dégâts consécutifs aux inondations hivernales cet ingénieur du roi entreprit de faire creuser un canal de dérivation des eaux qui ne fut achevé qu’à la fin du 18ème siècle.

Nous trouvons à nous garer dans une rue sans issue non loin du camping puis par les quais on revient à pied vers le centre ville. Ces fortifications de briques servent d'écrin au parc Napoléon

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 Thionville  a appartenu aux Carolingiens, aux Luxembourgeois, aux Bourguignons, aux Habsbourg et enfin aux Français. Après de nombreux sièges, cette ville tomba aux mains de Louis XIV notamment au traité des Pyrénées (1659). Dans un périmètre restreint elle a pu conserver des traces de diverses époques.

L'hôtel de ville est implanté dans l'ancien couvent des clarisses.

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 Le beffroi

Symbole des libertés communales acquises grâce à la charte de franchise de 1239, le beffroi a été construit au XIV ème siècle et modifié au XVIème.

Du haut de ses 45 m il est le plus haut monument de la ville et fait figure d'exception dans l'Est de la France.

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Au coeur de la ville, la rue Anne Grommerch est bordée d'arcades. Face à celles-ci se trouvent l'office de tourisme et le cinéma.

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Non loin de là se dresse l'église Saint Maximin

Construite au milieu du XVIIIème siècle elle est qualifiée d'église place forte à cause de ses deux tours qui permettaient d'y faire le guet.

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Baldaquin du XVIII ème provenant de la chartreuse de Rettel

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Magnifique orgue baroque aux 3500 tuyaux.

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L'heure du repas nous ramène au camping-car. Dans l'après-midi nous poursuivons notre visite mais cette fois en vélo.

Une partie de l'ancien couvent des capucins a été restaurée...

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elle est en partie dédiée à un centre commercial, on peut y voir de belles colonnes qui ont été bien conservées.

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Petite histoire de la cour des Capucins :
En 1624, installation à Thionville des capucins du Luxembourg, grâce au soutien du gouverneur Jean de Witz. Entre 1626 et 1629, construction d'un couvent au niveau de l'ancienne enceinte médiévale sur les terrains dégagés par le recul des fortifications (actuelle "Cour des capucins"). La façade principale de l'église dédiée à saint Jean-Baptiste donne sur l'actuelle rue de Paris. C'est aujourd'hui l'entrée du centre commercial des Capucins !
En 1736, le couvent qui avait déjà souffert du siège de 1643 est totalement reconstruit après un incendie. Vendu comme bien national pendant la Révolution, il est occupé par l'armée comme dépôt d'artillerie et caserne, après exhaussement des bâtiments. En 1817, la municipalité demande au ministère de la guerre de lui restituer plusieurs bâtiments militaires dispersés dans la ville dont l'ancienne église des capucins.
De 1820 à 1822, transformation de l'église en théâtre et en halle au blé, tandis que le jardin devient un parc d'artillerie (à proximité de la caserne dite "des capucins").
A l'époque de l'annexion allemande, les restes des bâtiments sont transformés en caserne d'infanterie et le terrain des anciens jardins utilisé pour construire des dépôts de matériel militaire (anciens ateliers municipaux), des logements pour les officiers (ancienne école de musique) et les locaux de la kommandantur (à l'angle de la rue de Paris et de l'allée Poincaré, détruite). Après la 1ère guerre mondiale, cet ensemble devient la caserne Hugo. Dans les années trente, le quadrilatère formé par cet ensemble est ouvert suite à la destruction de plusieurs bâtiments. Aujourd'hui ne subsiste du couvent que l'ancienne église, l'actuel "Casino", devenue salle d'exposition municipale (elle cesse en effet d'être utilisé comme théâtre en 1953), puis de nos jours, le centre commercial des Capucins.

Encore une belle échappée sur le beffroi

 

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et sur une ancienne porte de ville

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Des places, des cours, des rues piétonnes créent un environnement propice à la flânerie.

A l'angle de la place au bois et de la place Arnoult on peut découvrir une ancienne enseigne de bureau de tabac originale.

Elle représente un esclave noir assis sur un ballot de tabac.

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Notre pérégrination nous entraîne de l'autre côté de la Moselle dans le quartier de la gare et des anciens abattoirs.

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On pédale un moment sur le chemin de halage avant de revenir sur nos pas.

Thionville est un condensé d'époques qui se côtoient, se chevauchent ; les restaurations y sont nombreuses et c'est une bonne chose. C'est une ville que j'ai aimé découvrir, loin des clichés que j'avais en tête et encore le soleil n'était -il  pas au rendez vous pour donner encore un peu plus de charme à cette cité.

Sur le chemin du retour on longe de belles avenues aux immeubles cossus, ils ont été édifiés au tout début du XXème siècle ils sont le symbole de l'architecture de l'urbanisme et de l'annexion allemande.

 

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Ce soir nous bivouaquons à Rodemack, village classé parmi les plus beaux villages de France que nous visiterons demain.

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Rodemack

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J'ai consacré une page entière de blog à ce seul village vous pourrez en prendre connaissance ci-dessous.

Clic sur le lien

 

Rodemack, l'un des plus beaux villages de France - Champabreiz au gré du vent

Au pays des " Trois Frontières ", aux confins de la France, de l'Allemagne, d'où elle n'est éloignée que de 20 km, et du Luxembourg (6 km), Rodemack est baignée de cette triple culture. Surnommé la " Petite Carcassonne Lorraine ", le village est encore entouré de 700 m de remparts datant du XVe S et de tours.



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Après d'agréables moments passés à Rodemack notre route reprend le cap à l'Est vers Sierck les bains, un autre village dominé par sa forteresse médiévale qui surplombe la Moselle.

Le château des ducs de Lorraine

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 Le château fort de Sierck-les-Bains est un des seuls forts du XIème siècle de l'Est de la France dont les murs d'enceinte, les casemates, les tours massives à meurtrières, avec leurs souterrains, ainsi que les bastions de protection des flancs, sont encore dans un état très imposant. Le château, résidence ducale proprement dite, est par contre détruit depuis 1643. Il n'en reste qu'un massif pan de mur.

Dressé sur un énorme rocher auquel sont adossés maisons et quartiers étroits, ruelles escarpées et pittoresques, le château, de par son implantation stratégique, laisse aux regards un panorama inoubliable.

De ses hauteurs, les guetteurs dominaient parfaitement les vallées environnantes : Apach, Montenach et tout l'amont de la Moselle. Le château lui même était protégé à l'arrière par l'Altenberg, colline le surplombant encore de 200 mètres.

Le chemin de ronde, restauré, permet de découvrir "à pied sec" tout le circuit d'une visite très agréable et fort intéressante, sur les traces des Ducs de Lorraine.

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Du haut des remparts on jouit d'une belle vue sur la boucle de la Moselle.

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C'est vrai qu'il y a un beau circuit à faire à l'intérieur des remparts mais à part ça il ne reste quasiment pas de salles d'habitation.

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Petit clin d'oeil

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On a bien profité des points de vue sur la Moselle, on sort du château pour rejoindre la ville basse.

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Le kiosque à musique bien fleuri a comme un air de fête.

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L'office de tourisme se situe sur la place Morbach fermée par la tour de l'horloge derrière laquelle se cache l'église.

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Cette tour fit office de prison, par une ouverture ménagée sur la rue on peut voir l'intérieur d' un cachot reconstitué.

De nombreuses maisons ont conservé leur porte Renaissance.

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Passée la tour de l'horloge on est sur le parvis de l'église de la Nativité, adossée au rocher c'est un attachant petit sanctuaire richement doté.

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Revenant sur nos pas nous empruntons la  Grand Rue. Les plaques destinées à guider le touriste dans la ville sont joliment faites et bien renseignées.

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Cependant ce quartier souffre d'un manque d'entretien flagrant et de désaffection des commerces qui en font un endroit peu engageant et c'est dommage. C'est sur ce triste constat, à l'opposé de ce que nous avons vu jusque là que nous quittons Sierck.

Nous avons choisi de terminer la journée à Manderen, le nom du village en lui-même ne vous dit rien ? A moi nous plus mais un autre nom, plus parlant celui-là lui est accolé, celui de Malbrouck et plus exactement du château de Malbrouck, si si  celui qui s'en va t' en guerre, mironton, mironton mirontaine. On décide de passer la nuit sur le parking du château. Ca monte raide. Le parking est isolé et immense. Ce soir nous serons deux camping cars.

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 Château de Malbrouck

 

Construit au début du 15e siècle par le puissant Seigneur Arnold VI de Sierck, ce château doit son nom actuel au fameux Duc de Malborough, surnommé "Malbrouck", celui qui "s'en va en guerre"...

Après une campagne de travaux qui dura dix ans, le Château de Malbrouck propose aujourd'hui une exposition thématique par année ainsi que des salles consacrées à l'histoire du site. Le château est aussi un lieu de vie où il est possible d'assister à des spectacles des plus variés.

Ce matin un immense ciel bleu nous rend le sourire car depuis quelques jours le soleil boudait un peu. Que nous réserve ce château que nous n'avons qu'entrevu au travers des frondaisons ?

Le maître des lieux  nous accueille en personne...

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il semble nous souhaiter bon courage car la route qui monte au château est très  raide.

On arrive devant une bâtisse qui semble être en très bon état.

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Nous avons l'agréable surprise de voir qu'une exposition est en cours : les 70 ans du journal de Tintin. Voilà qui nous parle, la BD on aime bien.

Dès la cour le tempo est donné

"au secours, c'est par où la sortie, les Viking attaquent !"

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Les bâtiments de ce château sont très beaux.

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L'exposition "les 70 ans du journal de Tintin" est très richement dotée et occupe la totalité des bâtiments ce qui permet de bien les appréhender. Il est interdit de faire des photos de l'expo car il y a des planches de BD uniques. Mais le tout est vraiment très très bien fait, les heures passent sans qu'on s'en rende compte.

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En parallèle, de salles en tours, de chemin de ronde en coursives on visite tout le château et l'histoire de sa restauration y est très bien expliquée et documentée.

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Dix années ont été nécessaire à la restauration et à en voir les photos, on est parti de loin !

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Notre visite est terminée et nous en sommes enchantés. On rejoint le camping car et terminons notre voyage au pays des Trois Frontières en nous dirigeant vers le Grand Duché du Luxembourg toujours en suivant le cours de la Moselle.

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Un dragon à Metz On disait qu’au 3e siècle, à l’époque où Metz était encore romaine, un dragon vivait dans l’amphithéâtre, aux portes de la ville. Il planait sur la ville de Metz comme un oiseau de malheur, semant l’épouvante et la terreur, choisissant ses proies parmi les habitants qui n’avaient pas eu le temps de courir à l’abri à son approche. Rien ne l’effrayait, sauf l’eau dont il ne s’approchait jamais. Graoully était le nom donné à ce monstre, nom qui vient de l’allemand « graulich » : macabre. Il avait l’allure d’un dragon, avec une tête et de petites pattes. Son corps était couvert d’écailles brillantes et tranchantes qu’aucune arme ne pouvait percer, et ses ailes étaient assez immenses pour lui permettre de se déplacer dans les airs bien mieux que sur terre. Mais un jour, Saint-Clément, qui était devenu évêque de Metz, décida de prendre le problème à bras-le-corps. Alors qu’il prêchait contre les croyances païennes du Nord de la Gaule sur la place publique, un légionnaire le mit au défi : « puisque tu peux faire des miracles, alors débarrasse-nous du Graoully ! ». En effet, Saint Clément avait plusieurs miracles à son actif, dont la résurrection de la fille d’un gouverneur romain. Il se rendit à l’amphithéâtre sans craindre tous les autres reptiles qui vivaient là. Lorsque le Graoully s’apprête à fondre sur lui, le saint l’arrête d’un regard et d’un geste de la main. Le monstre hésite, c’est la seconde qu’il faut à Saint Clément pour défaire sa toge de dessus sa tunique, et la serrer autour du cou de la bête. Les pattes trop courtes du Graoully l’empêchent de déchirer le vêtement. Mis à terre et privé de ses défenses, il est à la merci de Clément, qui le traîna jusqu’à la Seille et l’y noya.

Article original : La légende du Graoully https://tout-metz.com/legende-graoully-metz-lorraine-2011-297.php